La technologie aérienne

 

Le but de l’implémentation de l’I.A. dans l’armée de l’air


La technologie aérienne demande toujours une avancée technique sophistiquée du fait de la faible marge d’erreur possible dans les manœuvres et de la supériorité non négligeable conférée par des armes ou aéronefs plus avancés.
C’est dans cette optique que nous voyons apparaître trois pôles de développement de la technologie aérienne qui devrait nécessiter une amélioration via l’intelligence artificielle :

– Un armement automatique, plus performant, capable de s’adapter pour parer à toutes les éventualités

– Obtenir des aéronefs autoguidés, de reconnaissance, capable d’observer l’ennemi de manière autonome sans risquer une vie humaine

– Avoir une force de support plus efficace, des radars à analyse plus performante

 

Les exemples


L’armement

Les armes actuelles, conventionnelles, sont à la base de nombreuses opérations délicates qui ne pourraient être menées à bien sans elles. Ces armes et systèmes sont donc le fer de lance de l’armée aérienne et sont sans cesse améliorés. L’homme derrière la machine peut commettre des erreurs, peut ne pas réagir assez vite ou bien encore subir un stress fatal pour une action délicate. C’est dans ce contexte qu’est venue l’idée d’implémenter des armes à caractère autonome dans l’aviation. Il en existe de différents types pour les engins aériens.

– le JSM ou Joint Strike Missile
le JSM

le JSM

Un nouveau type de missile à intelligence artificielle est en cours de développement par la Norvège et l’Australie. Il s’agit du “Joint Strike Missile” ou JSM. C’est un missile prévu pour être installé sur les chasseurs F-35. La particularité de cette arme réside dans sa capacité à “prendre la décision de tuer sans intervention humaine”. Cela signifie que le missile, suite à l’analyse de l’objectif et des éléments qu’il perçoit, prend la décision de se lancer depuis l’avion jusqu’à atteindre sa cible. Le missile doit s’adapter dans toutes les situations surtout lorsque la cible est au sol, le missile est donc aussi capable de communiquer avec les autres missiles du même type pour se coordonner.

– Remote Weapon System
le remote weapon system

le Remote Weapon System

En plus de l’armement à but offensif comme le JSM, l’armée de l’air souhaite aussi disposer de machines permettant de défendre ses appareils de transport. Même si les missiles peuvent servir de DCA (défense contre les aéronefs), leur but premier ne permet pas d’être entièrement efficace en défense. Pour palier au manque de force de frappe des appareils de transport comme les hélicoptères, on a vu apparaître en tant que projet une tourelle portative. Le concept est de mettre une station autonome de défense sur l’appareil.

Appelé RWS ou Remote Weapon Station, l’intelligence artificielle du système analyse les menaces et défend le transporteur en effectuant des tirs de suppression. Le système est analogue à une tourelle automatique. Il est intégré dans la structure même de l’hélicoptère, au même niveau que les troupes. En action le RWS sort du dessous de l’appareil pour prendre position afin de pouvoir tourner à 360 degrés. S’ensuit alors l’analyse de la menace et les détections d’adversaires à l’aide des capteurs. Ce système repose sur trois axes pour que sa mobilité lui permette de tourner comme dit précédemment mais aussi pour supprimer les vibrations de l’appareil et de la mitrailleuse.

Des aéronefs autoguidés

Le développement constant des aéronefs pousse les armées à considérer l’intelligence artificielle pour remplacer des pilotes. Cela se justifierait en raison de l’efficacité améliorée de la force des frappes et le fait qu’une I.A. ne peut pas faire d’erreur de pilotage si celle-ci est programmée correctement. C’est dans cette optique que l’US Air Force prévoit de réussir à implémenter un projet d’ici 2047. C’est le Unmanned Aircraft Systems Flight Plan 2009-2047 ou plan UASF. Ce plan prévoit l’utilisation à grande échelle d’aéronefs autonomes équipés d’une intelligence artificielle. Cela est mentionné dans un rapport qui détaille les possibilités de ces drones, leurs futures actions. Ces avions autonomes devront pouvoir effectuer des manœuvres de ravitaillement, d’escorte…

 

– Drone de combat chinois Lijian
le drone de combat furtif Lijian

le drone de combat furtif Lijian

Il existe déjà des projets d’aéronefs autoguidés: les UCAV ou Unmanned Combat Air Vehicle. Ce sont, comme leur nom l’indique, des drones à intelligence artificielle autopilotés. Jusqu’à présent, ces machines sont en cours de développement et les informations divulguées par les pays sont moindres. Parmi eux, Le drone de combat chinois Lijian est un drone furtif sans pilote, monomoteur, en aile delta donc avec le même design que les autres aéronefs du genre. Ce drone a pour fonction le combat, la détection et la reconnaissance. Il a réussi un vol de 20 minutes sans encombre.

– Les autres UCAV

La Chine n’est pas la première nation à avoir réussi à faire décoller des drones de combats autopilotés. L’Europe avait parallèlement réussi cet exploit avec son nEUROn en décembre 2012. Très semblable entre eux, ces drones ont réussi des manœuvres compliquées de manière totalement autonome. Nous pouvons citer le X-47B de l’armée américaine. Ce drone a réussi deux appontages sur 4 sur un porte-avion de l’US Navy. Il reste donc des ajustements à faire au niveau du logiciel de navigation. La société Northrop Grumman est un des moteurs de l’avancée américaine sur les UCAV. Récemment, ils ont à nouveau fourni des drones Global Hawk à l’US Air Force. En effet, les aéronefs n’ont pas toujours pour but le combat mais aussi l’analyse, la détection et la surveillance.

Le support intelligent

Dans le cadre des combats aériens, un support venu du sol s’avère souvent un réel avantage. Ainsi, du soutien armé ou informatif intelligent est le bienvenu pour améliorer les performances pendant le combat.On voit ainsi apparaître des missiles sol-air disposant d’appareils et de fonctions intelligentes mais aussi des systèmes de radars à détection de menace automatique.

 

– le BQM-74E Aerial Target

Un exemple de missile sol-air intelligent est le BQM-74E Aerial Target. Équipé de fonctions avancées de géolocalisation et d’appareils de mesure d’inertie, ce missile est capable via un programme intelligent d’effectuer des manœuvres complexes et multidimensionnelles. Le système dispose de deux types d’utilisation : une manuelle et une autre automatique dirigée par une intelligence artificielle. Dans les deux cas, un système de contrôle de cible (ITCS ou Integrated Target Control System) permet d’analyser automatiquement les cibles et leur direction. Ceci pour que l’IA calcule une solution de tir.

 

– Le système radar G/ATOR
Le système radar G/ATOR

Le système radar G/ATOR

Les systèmes de défenses ne sont pas les seuls à pouvoir apporter un soutien à l’armée de l’air : des systèmes intelligents de radar peuvent aussi être utilisés. Northrop Grumman a donc conçu un radar intelligent pouvant être utilisé dans différents types de missions. Il s’agit du Ground/Air Task Oriented Radar (G/ATOR). Il peut réaliser des détections multiples à l’aide de ses capacités de traque, ceci pour couvrir une grande zone de menaces. Son côté intelligent réside dans son adaptabilité à toutes les situations mais aussi sur son contrôle du trafic aérien allié en coordonnant leurs actions pour la mission.

 

– Le Common Mission Management System

Un autre type de support est la coordination des actions de tous les appareils présents sur le terrain en les envoyant aux zones sensibles où leurs différentes fonctions seront utiles. Ce support se nomme le CMMS ou Common Mission Management System. Il s’agit de regrouper les systèmes de contrôle de chaque appareil automatique sous une seule tutelle. Le but est d’obtenir un système commun à tous les appareils avec des fonctionnalités prédéfinies. Cela donnerait une base commune de développement pour les appareils. L’objectif est de pouvoir faciliter la coordination lors d’utilisation simultanée d’appareils. Les fonctions primaires de chaque participant seraient plus faciles d’accès pour les radars et systèmes de coordination comme le G/ATOR, améliorant les capacités.

 

Le futur de l’I.A. dans l’armée de l’air


L’armée de l’air devrait voir l’intégration de l’intelligence artificielle croître de façon exponentielle ces prochaines années. En effet, les drones sont de plus en plus fréquents et une amélioration automatique complète serait une grande avancée. Si la reavancer dans le sencherche continue d’s actuel, les aéronefs autoguidés équipés d’auto-détection de menace serait monnaie courante. Les systèmes de gestion à grande envergure seraient aussi envisageable pour que la coordination des I.A. se fasse de la façon la plus efficace qu’il soit. Pour résumer, le futur de l’I.A. dans l’aéronautique militaire réside dans l’amélioration conséquente de tous les systèmes déjà existants.

Les acteurs


Acteur Type Position Arguments
ONU Organisation Contre Christof Heyns, le rapporteur spécial de l’ONU sur les exécutions extrajudiciaires, s’est prononcé sur la vision des RLA: « Nous avons vu au cours de la dernière décennie que la distance entre le soldat et sa cible augmente. Mais ce que nous voyons aujourd’hui c’est que l’armement devient le guerrier. ». Il rappelle ainsi la transformation qui est en train de s’opérer dans l’armée. Les robots et les systèmes intelligents prennent une place de plus en plus grande au sein de celle-ci. De plus, il ajoute : « La Norvège est un grand exportateur d’armes. Il faut donc être très attentif à ces questions éthiques.»
Pakistan. Gouvernement Contre Le représentant permanent du Pakistan auprès de l’ONU, Akram Zamir, a déclaré au mois d’octobre 2014: « L’introduction des LAWS [leur acronyme anglais] serait illégale, non éthique, inhumaine et irresponsable, ainsi que déstabilisante pour la paix et la sécurité internationales avec de graves conséquences »
Kongsberg Gruppen Scientifique Pour Kongsberg Gruppen, qui a conçu le missile JSM, a répondu à ceux qui voulaient arrêter le développement des robots afin de débattre. Ronny Lie,
son directeur de communication a écrit : « Les solutions télécommandés pour les tâches exigeants des ressources civiles et militaires sont devenues de plus en plus importantes au cours des dernières années. L’industrie norvégienne high-tech doit se joindre à cette évolution. »