La marine

 

Problématique


La variété des mentalités, la divergence entre les intérêts, la recherche du pouvoir, sans oublier la protection de ses intérêts, sont tous des facteurs sources de conflits un peu partout dans le monde. Mais en dépit de ces conflits, et afin d’assurer leurs places au sein de la communauté, des technologies variées sont créées par différents acteurs à travers le monde. Le domaine de la marine n’échappe pas à cette réalité. Ainsi, afin d’assurer la survie du domaine, des technologies navales à usages très variés sont étudiées puis conçues. Quelques exemples sont ci-dessous indiqués.

Quelques exemples


Des technologies anti-mine

Les mines sont la hantise des navires et des sous-marins : elles sont en effet très difficiles à repérer. Et vu qu’elles sont souvent utilisées dans les conflits, plusieurs technologies anti-mines sont crées.

Le robot Recce
Par exemple, le robot Recce est capable d’aller jusqu’à 200 mètres de profondeur et de façon totalement autonome. Ces senseurs ainsi que que son système d’imagerie lui permettent de cartographier les fonds afin de localiser les éventuelles menaces. Il permet ainsi à la Royal Navy de couvrir plus de terrain et d’aller plus en profondeur. Toutefois, il ne peut remplacer les plongeurs car leur savoir-faire ainsi que leurs expériences demeurent indispensables durant un processus d’identification de mines.

Le drone Sterenn
De l’autre côté de la Manche, les Français ont opté pour une autre solution : le drone Sterenn. Conçu par DCNS, Thales et ECA, ce robot est un catamaran long de 17 mètres et pèse 25 tonnes. Il est utilisé pour mettre à l’eau et/ou récupérer automatiquement deux types de matériels : les sonars et les drones sous-marins. Pour information, ces deux matériels servent à détecter et à classifier les mines ; mais les drones, grâce à leur tête explosive, s’occupent en plus de leur destruction.

Le drone Ghost Swimmer
Aux États-Unis, on songe à remplacer l’utilisation de dauphins pour la détection de mines. Une nouvelle technologie a donc été tout récemment mise à flot : le drone Ghost Swimmer. Long de 1m50 et pesant environ 50kg. Cette merveille des USA a une allure semblable à celle d’un poisson, il dispose en effet d’une queue et d’une nageoire caudale qu’il utilise pour se déplacer. Il peut ainsi aller jusqu’à 100 mètres de profondeur et ce à une vitesse comprise entre 18 et 37 km/h. Utilisé pour la détection de mines mais aussi la surveillance et la récupération d’objets, il peut nager en toute autonomie ou être piloté à distance grâce à un câble de 150 mètres de long. Il remonte ensuite en surface pour communiquer. Cependant, il ne peut se déplacer pour l‘instant que dans les eaux calmes.

Des technologies de défense

Le KATANA
Certaines technologies sont aussi utilisées pour la confrontation face à d’autres forces armées. D’abord, on commence à voir des navires autonomes conçus pour la défense de lieux maritimes stratégiques, comme par exemple le KATANA. Ce navire contrôlé à distance dispose de divers systèmes tels que des caméras infra-rouge, un système de communication, des radars et un système d’armement. Il a été conçu par la firme aéronautique israélienne IAI (Israël Aerospace Industries). Il servira, entre autres, à la protection des frontières maritimes et des plateformes gazières ou des gazoducs offshore où des navires sans pilote accomplissent des opérations d’intervention telles qu’escorter un navire allié ou encercler un ennemi…

Control Architecture for Robotic Agent Command and Sensing (CARACaS)
Le système se nomme Control Architecture for Robotic Agent Command and Sensing (CARACaS), ce qui signifie Architecture de Contrôle pour commander et détecter l’Agent Robot. Plus précisément, le système gère les déplacements de tous les navires mais aussi leur comportement vis-à-vis des autres navires. Chaque navire partage ses vues radar aux autres pour que tous aient la même vision de la situation. Les navires disposent aussi d’un système de calcul de trajectoire en temps réel afin d’éviter les obstacles tout en assurant un déplacement qui va dans le sens du collectif. Ces navires sont pourvus aussi un système d’armement mais la décision de tir restera sous contrôle de l’homme.

Des technologies anti-incendies

Le robot SAFFIR
Enfin, certains robots serviront à affronter un autre genre d’ennemi auquel les marins sont confrontés : les incendies. Ceux-ci peuvent s’avérer très dangereux car un navire est un espace confiné avec une structure complexe et concentrant de nombreuses matières premières combustibles (carburant, huiles, gaz, peintures). L’US Navy est par exemple en train de développer un robot humanoïde pompier : SAFFIR.

Ces robots seront capables d’exécuter diverses tâches comme tenir debout en équilibre malgré le navire qui tangue, ouvrir des vannes, ramasser des objets, diriger la lance à eau vers la source de chaleur et éteindre les flammes. De plus, ces robots doivent pouvoir sauver des vies, ils auront des capteurs de vision et de détection pour repérer les corps humains à travers la fumée. Leurs déplacements se feront de manière autonome. Pour se repérer dans le navire, ils mémoriseront le plan de celui-ci. Leur résistance aux hautes températures (500°C) sera évidemment plus importante que l’homme.

De même, un système de reconnaissance vocale permettra aux robots d’interpréter des ordres dans un contexte du feu. Les ordres donnés par les pompiers seront très brefs, précis et les robots devront obéir et agir en fonction, car la vie de leurs coéquipiers humains dépendra d’eux. Baptisés SAFFiR pour Shipboard Autonomous Firefighting Robot (robot pompier autonome pour navires), l’US Navy espère intégrer ces robots dans ses navires en 2015 ; coût d’une unité : 1 million de dollars.

Les acteurs


Acteur Type Position Arguments
Human Rights watch Organisation Contre Soutenue par Jodie Williams, détentrice du prix Nobel de la paix en 1997, cette ONG a pour but de stopper les robots tueurs. Ils estiment que ces robots létaux autonomes ou RLA posent trop de problèmes éthiques, juridiques, moraux… L’armée, pour eux, nécessite un contrôle humain pour assurer une protection humanitaire et un contrôle juridique efficace.
Norvège Gouvernement Pour Eriksen Søreide, la ministre de la défense norvégienne s’est prononcée jeudi 23 octobre 2014 contre l’interdiction temporaire des systèmes d’armes létales autonomes, elle déclare qu’il est inopportun d’interdire le développement des RLA sachant qu’à l’heure actuelle aucun système ne peut recevoir ce qualificatif. Elle nuance tout de même son propos en disant que si le développement atteint un trop haut degré, il faudrait revoir les questions complexes sur la morale qu’engendre ces armes. La Norvège tient à respecter les conventions misent en place sur les armes.
Elon Musk scientifique, cofondateur de Paypal et Tesla Pour mais que dans le cas où son développement est encadré Il s’est exprimé lors d’une conférence au Massachusetts Institute of Technology, le 24 octobre dernier: « Je pense que nous devrions être très prudents à propos de l’intelligence artificielle. Si je devais miser sur ce qui constitue notre plus grande menace existentielle, ce serait probablement ça », a-t-il estimé avant d’ajouter : « Avec l’intelligence artificielle, nous invoquons un démon ».